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SEMICA 2013 : Investir en Afrique de l’Ouest par l’harmonisation de la Réglementation Minière dans l’espace UEMOA

lundi 25 mars 2013, par Burkinapmepmi.com (Date de rédaction antérieure : 22 mars 2013).

La 2ème édition du SEMICA dédié à l’Energie, les Mines et les Carrières se tient du 23 au 25 mai 2013 à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, plus précisément dans les pavillons marron du SIAO sous le thème « Investir en Afrique de l’Ouest : Harmonisation de la Réglementation Minière dans l’espace UEMOA ». Rencontres B2B, conférences et tables ronde thématiques, bourse des mines, espace exposition, évènement spéciaux, soirée gala de clôture sont autant d’activités prévues pour cette 2ème édition.
Quelle est donc la particularité de ce Salon dont l’objectif est de réunir les professionnels des mines et énergies ? Qu’apporte-t-il au Burkina Faso et aux autres pays participants ? Quel sera le rôle et la place des PME au sein de Salon ?
Innocent Belemtougri, Directeur de Bitel Communication SARL et Commissaire General du Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières (SEMICA) organisateur du Salon, a accepté de répondre aux questions de Burkinapmepmi.com.

Burkinapmepmi.com (BPME) : Encore un Salon dira-t-on. Quelle est la particularité de SEMICA ?

Innocent Belemtougri, Commissaire Général du SEMICA : Le SEMICA est Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières multi-spécialistes d’envergure internationale, dédié aux professionnels mondiaux de l’Energie, des Mines et des Carrières.
Il a été initié par Bitel Communication SARL, une Agence Conseil en Communication, Marketing & Événementiels, qui se veut un cadre d’échanges rassemblant annuellement des acteurs mondiaux des filières énergie, mines et carrières pour promouvoir leurs produits et nouer des partenariats fructueux. En présence de Hautes personnalités présidentielles et ministérielles, ambassadeurs, Hommes d’affaires, managers de PME, Consultants et Experts nationaux et internationaux, etc., et durant trois jours, seront organisés des Rencontres d’Affaires, des Conférences & tables rondes et un Espace d’Expositions autour du thème « Investir en Afrique de l’Ouest : Harmonisation de la Réglementation Minière dans l’espace UEMOA »

BPME : Comment est née l’idée du SEMICA, Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières et pourquoi cette initiative ?

Tout d’abord, le Burkina Faso à l’instar de plusieurs pays d’Afrique en général et de l’Afrique de l’Ouest en particulier connait depuis quelques années un boom minier qui suscite l’intérêt des investisseurs internationaux, ce qui est tout à fait normal. Les projets d’extraction des ressources minérales ayant une durée de vie limitée dans le temps selon la rentabilité des gisements mis en évidence, il était judicieux à notre avis de créer un cadre de concertations et de dialogue où avec la participation de tous les acteurs, nous arriverions ensemble à bâtir une industrie minière professionnelle et forte, capable de soutenir notre développement actuel tout en garantissant aux générations futures, un avenir plus radieux.
Secundo, il faut noter que de l’avis des plus grands experts, le problème majeur du développement de l’Afrique réside dans la non- maîtrise des sources d’énergie.
Tertio, l’Afrique regorge de nombreux matériaux de carrières comme les blocs de granit qui gagnerait à être promu. L’idée du SEMICA nous est donc venue de créer un cadre d’échanges professionnels autour des mines, de l’énergie et des carrières afin de convenir des meilleures pratiques dans chaque domaine et permettre aussi des partenariats fructueux pour tous les acteurs.

BPME : Quel bilan faites-vous de la 1ère édition ?

La 1ère édition du SEMICA qui s’est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso du 25 au 30 Mars 2012 a d’abord réuni des acteurs professionnels venus d’Europe, des Etats-Unis, du Canada, de l’Asie et bien sûr d’Afrique. Nous avons enregistré 52 nationalités présentes et cela a constitué pour nous le 1er succès du SEMICA 2012. Le second, à notre sens, a été la richesse des débats thématiques et la franchise dont ont fait montre les différents acteurs. Cela a permis d’aboutir à des résolutions et des recommandations qui ont été reversées aux décideurs politiques afin de les inspirer dans leurs actions de BONNE GOUVERNANCE de ces activités. Réunir de telles sommités pendant cinq (05) jours et organiser une manifestation aussi lourde en terme de logistique sans enregistré de difficultés majeures, nous font dire que le SEMICA 2012 a été profitable pour les participants et vu que cela était notre objectif premier, nous pouvons dire que le bilan du SEMICA 2012 est positif.

BPME : En 2012, vous aviez mis la barre très haute. Que nous réserve cette édition 2013 ?

Rires ! Je ne pense pas que nous ayons placé la barre très haute pour le SEMICA 2012. Comme j’aime à paraphraser un grand homme burkinabè qui disait que « Nos limites doivent être celles de nos rêves ! », je dirais que nous avons peut être « rêvé grand » pour le SEMICA 2012. Et voir ce « rêve » se réaliser constitue un immense cadeau pour le Comité d’Organisation. La 2ème édition du SEMICA va se tenir sous le Parrainage du Ministre des Mines et de l’Energie du Burkina Faso du 23 au 25 mai sous le thème « Investir en Afrique de l’Ouest : Harmonisation de la Réglementation Minière dans l’espace UEMOA ». Cette édition va réunir les huit (08) pays de l’UEMOA pour échanger sur le code minier communautaire et proposer les meilleures voies pour son l’application effective afin de rendre l’Afrique de l’Ouest plus attrayante pour les investisseurs qui souhaitent véritablement l’application d’un code minier unique pour toute l’Afrique de l’Ouest, ce qui faciliterait le pilotage de leurs opérations qui se retrouvent pratiquement dans tous les pays de la zone UEMOA et mettrait aussi un terme aux grandes différences existantes entre les pays dans la rétention de la richesse issue de l’industrie extractive.

BPME : A quelques semaines de l’évènement, comment vont les préparatifs ?

Comme toute manifestation organisée par un privé, le SEMICA 2013 connaît des difficultés de financements que nous espérons voir se résoudre les jours à venir. Nous bénéficions du soutien politique du Ministre des Mines et de l’Energie du Burkina Faso, qui a bien voulu accepter, malgré son calendrier très chargé de parrainer une fois de plus la 2ème édition du SEMICA. Nous attendons la confirmation de la participation de l’UEMOA en tant qu’institution partenaire ainsi que de certaines structures que nous avons prospecté. Mais en terme général, l’organisation se passe très bien et nous sommes confiants quand au succès de la manifestation. Le taux d’occupation à ce jour de l’espace des expositions est d’environ 80% et nous espérons atteindre un taux de 99% à l’ouverture officielle du salon.

BPME : Combien de visiteurs sont attendus sur le salon ? Quelle sera la proportion d’étrangers selon vous ?

Nous espérons battre le record de l’édition 2013 qui a enregistré 52 nationalités venant des cinq continents. Vous conviendrez avec nous qu’il est difficile à ce stade d’être précis sur le nombre exact de visiteurs attendus mais ce que nous pouvons dire, c’est que l’accès au SEMICA 2013 sera conditionné par la possession d’un badge et il y aura la possibilité de l’obtenir sur place. Pour l’heure, nous nous occupons plus des exposants qui s’enregistrent au fur et à mesure et à ce stade, nous enregistrons 77% d’étrangers sur l’espace expositions. Le SEMICA 2013 se prépare en tout cas à pouvoir accueillir 2000 à 3000 visiteurs par jour.

BPME : Quelles belles découvertes nous attendent cette année ?

L’édition 2013 du SEMICA va connaître plusieurs activités comme des conférences et tables-rondes de haut niveau, des expositions, des rencontres d’affaires B2B, des évènements spéciaux comme la Nuit du Minier au Mask Night Club du Laico Ouaga 2000, le Jet Ski Raid à Loumbila Beach pour valoriser l’énorme potentiel touristique du Burkina Faso, le Tournoi International de Golf qui aura lieu au Golf Club de Ouagadougou et la traditionnelle soirée Gala de clôture qui sera diffusée en direct sur la RTB Télé et sur Africable Télévision qui couvre aujourd’hui 16 pays. Mais la grande découverte c’est la Bourse des Permis miniers (innovation).

BPME : Que peut espérer une Petite et Moyenne Entreprise (PME) à un tel salon ?

Le SEMICA est avant tout un espace d’échanges et d’opportunités d’affaires pour toute entreprise désireuse d’opérer dans les secteurs de l’énergie, des carrières ou des mines. L’une des problématiques majeures qui sera abordée pendant le SEMICA 2013 porte sur la fourniture de biens et services au secteur minier par les entreprises locales. Le SEMICA est donc l’affaire des petites et moyennes entreprises et industries (pme/pmi), qu’elles soient du Burkina Faso ou de l’Afrique de l’Ouest.

BPME : Existe-t-il des exemples de success-story nés d’une rencontre de l’édition passée ?

Nous n’appelons pas cela forcément success-story mais il nous est revenu la conclusion de plusieurs partenariats d’affaires, de représentation d’entreprises étrangères par des PME/PMI locales et certaines embauches à des postes de travail bien rémunérés nés de rencontres lors du SEMICA 2012.

BPME : Un appel pour une réussite du SEMICA 2013 ?

Avant de terminer, nous aimerions remercier votre organe qui n’a de cesse de donner au reste du monde l’image d’une Afrique qui se bât et qui gagne. Nous vous invitons à persévérer dans cette dynamique qui concoure grandement au développement de notre continent et à imaginer votre organe de manière totalement bilingue français et anglais pour être compris de partout dans le monde.
Pour revenir au SEMICA, nous croyons que ce salon est avant tout l’affaire des africains et que son succès et son développement sont intimement liés à ceux de l’Afrique. Nous invitons de ce fait, l’ensemble des pays africains et les acteurs internationaux des mines, de l’énergie et des carrières à faire de ce rendez annuel un véritable marché professionnel et international à même de booster le développement de notre continent qui a déjà été impulsé par nos dirigeants.

N.Y. pour Burkinapmepmi.com



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