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Big data : comment les géants du Net transforment nos faits et gestes en juteux business
27 décembre 2019

Age, religion, profession, achats, loisirs... Les traces laissées en ligne par nos modes de vie numériques sont une mine d’or pour les régies publicitaires des géants du Net. À un point que les utilisateurs ne soupçonnent pas.

C’était le deal de départ. Internet, c’est gratuit, mais, en échange, l’utilisateur doit naviguer entre les pubs. Sauf qu’avec la numérisation massive de la vie quotidienne - e-mails, recherches sur Google, « likes » sur Facebook, photos sur Instagram, achats sur Amazon - le consommateur digitalisé livre toujours plus d’informations sur ses goûts et son profil.

Des millions de données, appelées « big data », qui sont ensuite triturées par les géants du Web et mises à la disposition des annonceurs pour qu’ils y fassent plus de pubs, mieux ciblées. A des tarifs top secret, que Capital a réussi à se procurer (voir ci-dessous la journée pistée de notre journaliste).

L’internaute qui, grâce à ce ciblage, se voit offrir des annonces en rapport avec ses besoins n’y a longtemps rien trouvé à redire. D’autant que les analyses étant fournies par des algorithmes, des cookies ou la géolocalisation à partir de données anonymisées, l’effet Big Brother est estompé.

Mais la grogne monte. Celle des internautes d’abord, qui, saturés d’annonces intrusives, sont toujours plus nombreux à utiliser des bloqueurs de pubs comme Adblock.

Celle des autorités judiciaires ensuite, comme le Conseil d’Etat, qui s’inquiète des risques d’un « enfermement de l’internaute dans une personnalisation dont il n’est pas maître » et d’une « confiance abusive dans les résultats d’algorithmes perçus comme objectifs et infaillibles ». Deux préoccupations au cœur de la future loi sur le numérique.

Celle des Etats européens enfin. Le 21 octobre dernier, l’Irlande, qui héberge la filiale de Facebook par laquelle transitent vers les Etats-Unis les données des 300 millions d’abonnés européens, a demandé à sa Commission nationale de protection des données d’enquêter sur la transparence de ces transferts. Si l’Irlande venait à les bloquer, c’est tout le modèle économique du premier réseau social mondial qui en serait ébranlé.

CE QUE RAPPORTE UNE JOURNÉE 2.0 DE NOTRE COLLABORATEUR $

Nous avons demandé aux agences de pub digitale Ad’s up et Makemereach de calculer le coût pour un annonceur, donc le gain pour les géants du Net, du ciblage de notre journaliste Gilles Tanguy. Son profil : 38 ans, parisien, célibataire, propriétaire, fan de sport...

Chaque fois que notre collaborateur Gilles Tanguy tchatte, twitte, poste une photo ou écrit un mail, il fournit des données très recherchées par les marketeurs.

capital.fr


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