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Enquête FINSCOPE sur l’inclusion financière : Promouvoir l’inclusion financière au Burkina
19 avril 2017
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Le ministère de l’Economie, des Finances et du développement a organisé, le mardi 18 avril 2017, à Ouagadougou, un atelier de restitution des résultats de l’enquête de FINSCOPE, en partenariat avec UNCDF, sur ‘’l’inclusion financière’’, entrant dans le cadre du processus d’élaboration de la stratégie nationale de finances inclusives au Burkina Faso. Cet atelier avait pour objectif de présenter les résultats de l’enquête en vue de leur adoption et appropriation par tous les acteurs.

Débutée le 13 mai 2016, l’enquête FINSCOPE sur l’inclusion financière au Burkina Faso a pris fin en juin 2016. Ce mardi, 18 avril 2017, sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et du développement représentée par Pauline Zouré, secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, un atelier de dissémination de ces résultats s’est tenu à Palace Hôtel de Ouaga 2000. L’atelier a regroupé, entre autres, les gouvernants, les partenaires techniques et financiers et les partenaires privés. Il ressort de cette enquête que 39% des adultes sont exclus financièrement, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit/service financier, ni formel ni informel pour gérer leurs finances ; 21% utilisent seulement des mécanismes informels. Par ailleurs, 22% d’adultes utilisent d’autres produits/services formels non bancaires, mais aucun produit bancaire commercial.

Par contre, 18% qui utilisent des produits/ services bancaires commerciaux pourraient aussi avoir utilisé d’autres mécanismes formels ou informels. Quant au niveau d’épargne, l’enquête fait ressortir que 49% des Burkinabès n’épargnaient pas au moment de l’enquête ; 6% gardaient toutes leurs économies à la maison. Par contre 26% utilisent des mécanismes informels tels que l’épargne en groupes (ils pourraient également économiser à la maison, mais n’utilisent pas des produits d’épargne formels). 10% ont recours à des produits d’épargne non bancaires formels ; tandis que 9% utilisent des produits d’épargne d’une banque commerciale. Au terme de ces travaux, l’enquête FINSCOPE a formulé des recommandations en vue d’améliorer l’inclusion financière au Burkina Faso.

Il s’agit, entre autres, de poursuivre l’instauration d’un environnement favorable à la mise en place de compte sans frais à faible coût pour approfondir la couverture bancaire afin de mieux répondre aux besoins ; du soutien à la commercialisation pour améliorer le secteur agricole ainsi que les revenus des acteurs grâce à une approche développement filière au niveau régional ; l’assurance pour mieux gérer l’impact des risques. De l’avis des enquêteurs, l’éducation des clients et l’éducation financière constituent des problèmes réels au Burkina Faso. L’interaction avec les produits financiers tels que l’assurance est rendue difficile par manque d’éducation financière. Toutefois, ils estiment que l’épargne est le principal moteur de l’inclusion dans ce pays. Ce qui est largement guidé par les mécanismes informels et ceux qui ont des comptes d’épargne.

Selon les données de cette enquête, la région du Centre est la plus formellement exclue avec 81%, suivie des Hauts-Bassins avec 50%. La région de la Boucle du Mouhoun a la plus forte proportion d’adultes (35%) avec d’autres produits formels (non bancaires). Selon l’enquête de FINSCOPE, la proportion de population exclue la plus élevée se situe dans la région du Centre-Est avec 70%, suivie par la région de l’Est. En revanche, les épargnes sont globalement plus élevées dans les régions du Centre et du Sahel (72%), du Centre-Sud et du Plateau Central (67%) grâce) des économies informelles dans le bétail.

Pour la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, représentante de la ministre de l’Economie, des Finances et du développement, le gouvernement adhère entièrement aux résultats de l’enquête qui ont été présentés aux participants. De son avis, le gouvernement va essayer de mettre en place un programme structurant qui va affecter une composante financière qui sera portée à l’échelle, c’est-à-dire qui touchera chaque personne au dernier kilomètre où elle sera. « C’est un instrument très important de promotion d’emploi, d’intégration et de mobilisation sociales », relevé Mme Zouré. Elle a, par ailleurs félicité l’UNCDF (United Nations Capital Development Fund) pour le travail fourni.

Prenant la parole, le secrétaire permanent pour la promotion des micro finances, Karfa Fayama, a souhaité la bienvenue aux différents participants. Il a témoigné la gratitude des acteurs du secteur financier au gouvernement du Burkina Faso pour avoir fait le choix d’élaborer une stratégie nationale de finance inclusive et pour avoir contribuer financièrement à son élaboration. Il a , en outre, réitéré ses reconnaissances à l’UNCDF pour son appui technique et financier dans le processus d’élaboration de la stratégie nationale de finance inclusive.

Dans la perspective d’une vision plus large de l’inclusion financière, explique le secrétaire permanent pour la promotion de la micro-finance, le gouvernement du Burkina Faso, avec l’appui du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, a entrepris l’élaboration de la stratégie nationale de finance inclusive suivant l’approche Making Acces to financial services Possible (MAP). Cette approche est basée sur une analyse exhaustive de la demande, de l’offre et du contexte réglementaire afin d’identifier les principaux facteurs pouvant, soit empêchés, soit favorisés une meilleure inclusion financière dans l’économie nationale.

@finances.gov.bf

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