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Microfinance : les acteurs du système financier à l’unisson pour de meilleurs résultats
15 mai 2017
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L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) a tenu sa 14e assemblée générale ordinaire à Ouagadougou, le vendredi 12 mai 2017. A l’occasion, la structure a renouvelé son conseil d’administration et planifié ses activités pour l’année 2017.

Les membres de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) veulent donner du tonus à leurs actions. C’est ce qui a motivé la tenue de la 14e assemblée générale ordinaire de la structure, à Ouagadougou le vendredi 12 mai 2017. Au cours de cette rencontre, les participants ont adopté le rapport d’activités et celui de l’exécution budgétaire de 2016, examiné le rapport de l’audit des comptes, adopté le programme d’activités de 2017, élu de nouveaux membres du conseil d’administration et un commissaire au compte. Ils ont aussi adopté le procès-verbal de la 13e assemblée générale tenue en avril 2016 et le rapport des commissaires au compte de l’année passée. Cette assemblée générale a été une occasion pour la présidente sortante du conseil d’administration de l’AP/SFD-BF, Thérèse Yaméogo/Kaboré, de rappeler les résultats engrangés durant son mandat. « La tâche n’a pas été facile mais nous avons obtenu quand même les résultats. Sur le plan organisationnel, nous avons fait des plaidoyers au profit des membres de l’association et nous les avons appuyés à travers des renforcements de capacités », a-t-elle indiqué. Des acquis obtenus dans un contexte socio-politique marqué par des grèves au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement qui ont occasionné, selon Mme Yaméogo, des difficultés de règlement des créances des clients. Elle a, par ailleurs, reconnu que beaucoup de défis restent à relever. Il s’agit, selon elle, de la mobilisation des ressources financières pour les différentes structures, de la mise en œuvre de la convention collective, de l’amélioration de la gouvernance, et de la formation continue des membres de l’AP/SFD-BF. Néanmoins, elle s’est réjouie de la place de choix que le Plan national de développement économique et social (PNDES) réserve à la microfinance. « Il nous appartient de profiter de cette occasion pour porter notre secteur haut afin de le rendre incontournable dans le paysage financier », a-t-elle fait savoir. De ce fait, Thérèse Yaméogo a appelé ses collaborateurs à plus d’engagement, car il y va de la survie de l’association.

De l’importance de la microfinance

Pour le secrétaire permanent pour la promotion de la microfinance, Karfa Fayama, dans le contexte actuel de bonne gouvernance où l’obligation de rendre compte est une valeur sacrée des institutions, l’AP-SFD-BF honore une tradition chère aux Systèmes financiers décentralisés (SFD) en tenant cette assemblée générale, instance suprême de décision. Il a ainsi exprimé sa reconnaissance aux structures partenaires qui ont appuyé l’association dans la mise en œuvre de son programme d’activités 2016. Il a aussi relevé l’importance de la contribution du secteur de la microfinance dans l’économie nationale. Il en veut pour preuve, le passage du nombre de membres et clients des structures de microfinance de 1 595 431 en 2015 à 1 765 559 en 2016. « Au regard de ces indicateurs, l’on peut affirmer que les systèmes financiers décentralisés se positionnent de plus en plus au Burkina Faso comme une réponse aux sollicitations des pauvres », s’est réjoui Karfa Fayama. C’est pour cette raison, a-t-il ajouté, que le gouvernement a consenti, entre 2012 et 2016, environ deux milliards de F CFA pour le financement des activités du plan d’actions de la stratégie nationale de microfinance. A cela s’ajoute, à l’entendre, l’adoption d’une loi portant défiscalisation de l’acquisition des logiciels et matériels informatiques au profit des SFD. Il a, en outre, salué la décision du gouvernement d’améliorer le taux de bancarisation qui devrait passer de 30,1% en 2014 à 35,1% à l’horizon 2020. L’AP/SFD-BF compte près de 70 membres, dont des réseaux. Elle s’est assignée, entre autres missions, d’être la voix de premier plan des SFD au Burkina, de contribuer activement à la professionnalisation et à l’application des meilleures pratiques dans les SFD, et d’être une association leader de promotion de la finance responsable.

Daniel ZONGO
Sidwaya.bf

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