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Promotion de la filière porcine : Quatre jours de réflexion autour de la question
11 juillet 2017
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Challenge office et W.A.Multiservice ont organisé la deuxième édition de « Week-end du porc » du 29 juin au 2 juillet 2017 à Ouagadougou. Ce fut une occasion pour les acteurs de se pencher sur les défis à relever pour faire de la filière porcine un levier du développement au Burkina Faso.

Le porc par son mode de reproduction peut contribuer à lutter contre la pauvreté. Cette conviction est partagée par les acteurs de la filière qui se sont retrouvés du 29 juin au 2 juillet 2017 à la Maison du peuple à Ouagadougou pour réfléchir à la question. Ateliers-débats, formation, exposition-vente d’animaux, dégustation et animation, ont été les temps forts de cette deuxième édition de Week-end du porc organisé par Challenge office et W.A.Multiservice en collaboration avec les acteurs de l’interprofession. Selon le président de la faîtière, Jean Bosco Ouédraogo, cette activité vient à point nommé car elle permet la valorisation des différents maillons de la filière. Et pour profiter de l’expérience d’autres producteurs, M. Ouédraogo a indiqué que des relations ont été tissées avec l’interprofession de la Côte d’Ivoire, d’où la présence de la forte délégation ivoirienne. Il s’est réjoui de l’approche participative engagée par le ministère des ressources animales dans la relecture du plan d’action qui sera selon lui, une feuille de route pour le développement de la filière porcine. Cependant, a-t-il souligné, des problèmes subsistent. « Le cas du foncier pour les producteurs vivant dans les périphéries des grandes villes, la génétique, la détaxe des produits sanitaires et des intrants mais particulièrement la peste porcine africaine », a-t-il soulevé.

Le président de l’interprofession a sollicité du ministre en charge des ressources animales, un appui institutionnel pour mieux promouvoir le secteur. Aux dires de la promotrice, Alexandre Madi Yaro, la filière a de beaux jours devant elle, en témoigne le nombre croissant de la demande. Et le thème de ce rendez-vous « Les enjeux de l’élevage du porc au Burkina » a-t-elle expliqué, va permettre aux différents acteurs de la chaîne, de chercher les voies et moyens afin de lever les obstacles qui freinent l’évolution de la profession. Tout en rappelant le rôle et la place de ce type d’élevage dans la société, elle a formulé le vœu de voir à travers cette activité, une véritable émergence de la filière, grâce à une meilleure professionnalisation de l’ensemble des acteurs. Le chargé de mission, Yves Kaboré, représentant la co-marraine, la ministre de la Promotion de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo, a rendu un hommage à la promotrice pour les efforts consentis dans l’autonomisation des femmes. Elle a laissé entendre qu’en tant que productrice, elle est mieux placée pour parler de ce secteur qui à l’en croire, est un puissant pilier de l’autonomisation de la femme et la lutte contre la pauvreté notamment en milieu rural.

Un plan d’action pour dynamiser le secteur

Mme la ministre a rassuré qu’elle ne ménagera aucun effort pour s’associer à ces genres d’activité afin que ses sœurs des villes et des campagnes lui emboîtent le pas pour faire de l’élevage une activité génératrice de revenues. Quant au patron de la cérémonie, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Soummanogo Koutou, il a salué les initiateurs du Week-end du porc pour leur clairvoyance et leur détermination à promouvoir la filière.

Selon lui, la « célébration de la première édition tenue en 2016 a permis entre autres, l’accroissement de l’intérêt des bailleurs et des autorités à soutenir la filière, la création d’opportunité relationnelle, l’écoulement des produits exposés, l’amélioration de l’activité de la filière ». Et le ministre Koutou de les rassurer que seul l’union permet d’engranger ces résultats. Malgré les contraintes liées à l’activité, a-t-il indiqué, l’élevage porcin comporte d’énormes avantages parmi lesquels, la grande prolificité. « En moyenne deux mises bas par an avec des portées pouvant atteindre la dizaine par mise bas, ce qui permet de constituer très rapidement un cheptel important », a exposé le ministre. Il est revenu sur la politique de mise en place par le gouvernement pour préciser que son département en collaboration avec les partenaires aux développements, travaillent en amont comme en aval pour la modernisation du secteur. « Un plan d’action pour la filière porcine est en cours de révision pour mieux actualiser. En plus, nous comptons poursuivre la recherche de financement pour son opérationnalisation », a-t-il dit. Il s’est réjoui de la mise en œuvre du premier plan qui a permis à son avis, l’installation d’un réseau de vétérinaires privés pour rendre accessible les intrants, la mise en place d’un organisme dynamique comme celui de l’Association des éleveurs de procs de Ouagadougou, la Maison des porcs de Bobo Dioulasso, le Foyer des éleveurs de porcs de races…

Donald Wendpouiré NIKIEMA
Sidwaya.bf



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