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Entrepreneuriat : Des formations intenses en langue nationale
10 septembre 2017
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L’association WendKouni pour le développement de l’Afrique a lancé, le mardi 29 août 2017, au cours d’une conférence de presse, un programme de formation en entreprenariat et auto-emploi de 12 mois en français et en langue mooré, au profit des jeunes et des femmes.

L’association WendKouni pour le développement de l’Afrique est convaincue que le développement du Burkina Faso passe par l’entrepreneuriat des jeunes. « Il y a l’argent au Burkina, mais par manque de connaissances et de formation professionnelle aux métiers polyvalents, le peuple souffre », a affirmé son président Herman Sawadogo, au cours d’une rencontre avec les journalistes, le 29 août 2017, au siège de la structure, sis au quartier Tanghin à Ouagadougou.

A l’occasion, l’association a annoncé l’ouverture d’un « vaste » programme de formation au profit des personnes âgées de 12 à 70 ans et même à ceux qui n’ont jamais mis les pieds à l’école. La présente session est dispensée en français et en langue nationale mooré, sur une période de 12 mois, en régime internat et externat.

Elle couvre plusieurs secteurs d’activités dont l’agriculture, l’élevage, l’énergie, le tissage, la maçonnerie. « Il suffit de travailler 20 heures sur 24, et être polyvalents pour que nous atteignons notre développement. J’ai conçu ce programme par rapport à nos réalités », a souligné M. Sawadogo. Il a ajouté que c’est le même guide que les Chinois et les Anglais ont utilisé pour développer leur pays. « Après une année de formation, l’apprenant devient autonome et directement opérationnel pour l’auto-emploi national et international », a confié Herman Sawadogo. La formation est dispensée à son centre sis à Pabré, à une vingtaine de kilomètres, sortie-nord de la capitale. Il s’agit de la « contribution symbolique » de l’association WendKouni pour le développement de l’Afrique à l’auto-emploi des jeunes. A en croire le conférencier, sa structure a déjà formé, de 2009 à 2017, plusieurs milliers de jeunes dans 370 communes du Burkina à l’entrepreneuriat.

Pour Herman Sawadogo, le mal du Burkina se trouve dans son système éducatif, qu’il invite les autorités à revoir. « Le Burkina est classé parmi les pays les plus pauvres au monde à cause de la formation instaurée par le système français depuis l’indépendance », a-t-il argué. Il a dénoncé une école formatrice « de revendicateurs et de chômeurs » et a regretté l’attitude des fondateurs d’établissement qui font de ce secteur de base, un élément de business. Il a invité les Burkinabè à « dormir peu et travailler beaucoup, 20 heures de travail et 4 heures de sommeil. Sans sacrifice, on ne peut pas développer ce pays ».

Djakaridia SIRIBIE
Sidwaya.bf



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