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3 questions à Jim Leandro Cano, ingénieur agronome de formation, est le représentant du réseau Young Professionals for Agricultural Development (YPARD) aux Philippines
26 mars 2018
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Sachant que beaucoup de jeunes désertent de facto le monde rural, il faut se demander ce qui peut les faire revenir à la campagne. Une chose est claire : pour qu’il y ait de l’innovation technologique, il est impératif que les entreprises de télécommunication investissent massivement sur le plan des infrastructures ailleurs que dans les villes. Et les autorités publiques doivent faire pression dans ce sens.

La dernière rencontre annuelle du Forum mondial pour le conseil rural (GFRAS) a mis en évidence le rôle des jeunes à la fois comme bénéficiaires et comme créateurs de nouveaux types de services à destination des populations rurales. Quel est votre point de vue sur la question ?

Si l’on pense à l’utilisation de nouvelles technologies dans le domaine du conseil rural, il est indéniable que les plus jeunes sont les mieux à mêmes de comprendre et de s’adapter aux changements. Il n’y a rien de mieux que des jeunes qui enseignent à d’autres jeunes le potentiel de l’innovation technologique. Ils parlent tout simplement le même langage. Mais soyons objectifs : aux Philippines comme dans d’autres pays, le recours aux nouvelles technologies pour la production agricole, et aux téléphones portables en particulier, reste anecdotique. De nombreux projets pilote mériteraient d’être étendus et poursuivis sur la durée.

Est-ce que l’utilisation de nouvelles technologies est susceptible de réduire la migration des jeunes vers les villes ?

Poser une telle question présuppose que les jeunes ne devraient pas quitter la campagne. C’est pour moi trop limitatif. Maintenant, sachant que beaucoup de jeunes désertent de facto le monde rural, il faut se demander ce qui peut les faire revenir à la campagne. Une chose est claire : pour qu’il y ait de l’innovation technologique, il est impératif que les entreprises de télécommunication investissent massivement sur le plan des infrastructures ailleurs que dans les villes. Et les autorités publiques doivent faire pression dans ce sens.

Comment contribue concrètement YPARD aux réformes du monde agricole ?

Un des défis principaux est d’intéresser les jeunes au développement technologique, au-delà de la simple fascination pour des drones qui survolent des terres cultivées, par exemple. Il reste primordial de renforcer le savoir-faire sur le plan local.
Dans le même temps, il serait problématique d’attirer tous les jeunes dans le domaine des sciences informatiques, en privant le secteur agricole d’une relève indispensable. Il y a donc un juste équilibre à trouver. Pour tenter de réunir ces différents univers, YPARD-Philippines favorise l’échange d’informations et propose de nombreux cours online. Nous gardons aussi un pied sur le terrain à travers un partenariat avec l’organisation 4-H Club aux Philippines, qui travaille notamment avec les jeunes déscolarisés des zones rurales.

Enfin, nous participons activement aux réflexions en cours pour moderniser les politiques publiques et les cursus éducatifs relatifs au travail agricole.

GLOBAL BRIEF 1/2018
agencemicroprojets.org



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