Accueil > Actualité > Les transformations structurelles de l’enseignement supérieur sénégalais
Les transformations structurelles de l’enseignement supérieur sénégalais
11 juin 2018
Version imprimable de cet article

La promotion de la création d’entreprises à travers des projets innovants d’étudiants. En plus de l’introduction systématique de l’entreprenariat dans les curricula, les établissements d’enseignement supérieur ont créé des incubateurs et des centres d’innovation. Les trois écoles et instituts polytechniques ont mis en place des Fablabs équipés d’imprimantes 3D. Un programme national de formation à l’entreprenariat a été lancé, il s’agit du Programme sénégalais pour l’Entreprenariat des Jeunes (PSE-J). Il dispose aussi d’un incubateur.

Beaucoup de pays africains sont sur la voie de la transformation structurelle de leur économie, du développement des ressources humaines, du renforcement des politiques sociales et de santé, de paix sociale, de sécurité et de bonne gouvernance. Au Sénégal cette politique s’appelle le Plan Sénégal émergent (PSE), elle est composée de trois axes dont le pivot est l’axe 2 qui traite du capital humain. Le Sénégal a adopté une démarche participative, inclusive pour construire la réforme de son système d’enseignement supérieur, de recherche, de science, de technologie et d’innovations à travers 78 recommandations adoptées par les plénières de la Concertation nationale sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur (CNAES) tenues à Dakar du 6 au 9 avril 2013 suivies du Premier Conseil présidentiel dédié à l’Enseignement supérieur de l’histoire du Sénégal tenu le 14 août 2013.

C’est au cours de ce Conseil que Son Excellence le Président de la République Monsieur Macky Sall a pris onze (11) décisions composées de 69 directives qui constituent la feuille de route décennale (2013 – 2022) de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la science, de la technologie et de l’innovation. Elle part d’une vision qui se fonde sur le principe que c’est la société sénégalaise qui doit définir les politiques dans ces secteurs et que leur finalité est de servir, en retour, la société sénégalaise. Les filières d’enseignement supérieur doivent s’aligner sur les besoins du monde socio-économique. Je m’arrête sur quelques orientations phares de cette réforme qui est en cours d’exécution et qui a atteint un taux de réalisation de 61% après seulement quatre années de mise en œuvre.

La réorientation vers les sciences, les technologies, les sciences de l’ingénieurs et les formations professionnelles courtes : création et équipements de laboratoires de travaux pratiques ; création du réseau de 14 Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) après une étude sur les potentialités de développement de chacune des quatorze régions du Sénégal, cinq ISEP sont en cours de création ; la professionnalisation de l’enseignement supérieur (plus de 260 nouvelles filières professionnelles créées entre 2013 et 2017). La mise à disposition des populations des résultats mûrs de la recherche ou des technologies mûres qu’elles peuvent utiliser à travers les groupements d’intérêt économique (GIE) comme activités génératrices de revenus : c’est le rôle que jouent les Centres de Recherche et d’Essai (CRE)

L’intensification du développement du numérique : interconnexion de toutes les universités publiques (bande passante à Internet de 2 X 155 Mo) ; création de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) avec un réseau de cinquante (50) espaces numériques ouverts (ENO) (21 ENO en cours de construction), l’UVS compte cette année 22 000 étudiants ; création d’une plateforme ( www.campusen.sn ) pour la dématérialisation de l’orientation des bacheliers, la gestion des bourses ; projet un étudiant un ordinateur supporté par une subvention de l’Etat ; forfait étudiant pour l’accès à Internet (5 Go pour 4 $ ) ; les bases de données Science Direct, CAIRNINFO, etc. sont à accès libre sur les campus pédagogiques des universités publiques ; création en cours d’une bibliothèque virtuelle ; achat d’un super calculateur d’une puissance de calcul de 537,6 tera flops ; etc.

La gouvernance des institutions d’enseignement supérieur comprend désormais un Conseil d’administration dont le Président et le Vice-Président proviennent du monde socio-économique. Les missions des établissements d’enseignement supérieur sont aussi élargies à l’innovation, au service à la communauté et à l’accompagnement des étudiants pour leur insertion professionnelle.

L’Université sort de sa tour d’ivoire pour aller à la rencontre de l’économie et de la société, elle entame la mue qui la conduira sur la position d’acteur économique indéniable.

L’accès universel à l’enseignement supérieur devient une nécessité pour renforcer le capital humain spécialisé et la production de connaissances et de savoir-faire dont l’économie a besoin. Il s’agit d’élargir la carte universitaire en renforçant l’équité territoriale, l’équité de genre, en prenant en compte les populations en situation de handicap, en professionnalisant les filières de formation, en développant au niveau pédagogique un certain nombre de « soft skills » (entreprenariat, leadership, développement personnel, communication, citoyenneté, environnement, développement durable) qui vont contribuer à forger chez les jeunes un engagement patriotique à servir leur pays.

Au Sénégal plusieurs universités, centres universitaires, ISEP en plus de l’UVS sont en cours de construction : Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) dans la nouvelle ville de Diamniadio (30 000 étudiants, STEM et Santé) ; Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) ( 30 000 étudiants ; agriculture ; cinq sites d’implantation) ; deux centres universitaires délocalisés (Kolda au Sud et Guéoul au Nord) ; cinq ISEP ( Thiès au Centre-Ouest ; Diamniadio à côté de Dakar ; Matam au Nord ; Richard Toll au Nord-Ouest ; Bignona au Sud-Ouest) ; les 21 ENO et le siège de l’Université virtuel.

La promotion de la création d’entreprises à travers des projets innovants d’étudiants. En plus de l’introduction systématique de l’entreprenariat dans les curricula, les établissements d’enseignement supérieur ont créé des incubateurs et des centres d’innovation. Les trois écoles et instituts polytechniques ont mis en place des Fablabs équipés d’imprimantes 3D. Un programme national de formation à l’entreprenariat a été lancé, il s’agit du Programme sénégalais pour l’Entreprenariat des Jeunes (PSE-J). Il dispose aussi d’un incubateur.

Extrait discours du Professeur Mary Teuw Niane, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal

51st Session of the Economic Commission for Africa and the Conference of African Ministers for Finance, Planning and Economic Development

Stisenegal.com/



Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



DE LA MÊME RUBRIQUE...




FINANCES

Devises
Matières Premières

Cours des matières premières fournis par Investing.com France.
Bourses (BRVM)