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Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a prononcé, ce lundi 18 février 2019, à l’Assemblée nationale
18 février 2019
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Mesdames et Messieurs les Députés,
Pour amorcer la transformation structurelle de notre économie, il nous faut accorder une importance particulière au développement de l’industrie et de l’artisanat. A cet effet, il s’agira de développer une industrie manufacturière conséquente basée sur la transformation des produits locaux. Pour ce faire, mon gouvernement s’attèlera à la mise en œuvre des actions suivantes : 1) assainir le marché intérieur à travers des mesures fermes de lutte contre la fraude, la contrefaçon et la concurrence déloyale ; 2) renforcer la compétitivité des unités industrielles existantes à travers notamment leur restructuration et leur mise à niveau ; 3) améliorer le cadre juridique, institutionnel et organisationnel d’appui à l’industrie ; 4) développer les infrastructures industrielles ; 5) appuyer l’élaboration et le développement des projets industriels et enfin ; 6) améliorer l’offre de financement du secteur. Concernant l’industrie minière, c’est le lieu pour moi de rassurer les investisseurs de la disponibilité de mon gouvernement à préserver leurs efforts d’investissement en leur garantissant un environnement économique et social plus sécurisé. Dans la même lancée, nous valoriserons l’expertise nationale à travers la promotion de la petite mine et le développement des activités connexes dans le but d’améliorer les impacts positifs de ce secteur sur le bien-être de nos populations.
- Télécharger ici l’intégralité de la Déclaration de politique générale

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les Députés,

Je voudrais réaffirmer l’engagement de mon gouvernement à poursuivre les efforts déjà entrepris pour maîtriser l’inflation et garantir la viabilité des finances publiques. Pour ce dernier aspect, un accent particulier sera mis sur l’amélioration de la mobilisation des recettes publiques et sur la maitrise de l’évolution des dépenses courantes. Ces deux actions sont indispensables pour dégager une épargne budgétaire conséquente destinée à financer l’investissement public et redistribuer les richesses nationales en faveur des plus pauvres. De ce fait, mon gouvernement prendra, sans délai, des mesures vigoureuses en vue d’accroître les performances des structures de mobilisation des recettes et d’exécution de la dépense. Il s’agira d’orienter véritablement les actions des régies sur : 1) la lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, d’une part, la taxation adaptée du secteur informel, d’autre part ; 2) l’amélioration de la qualité des services aux usagers de l’administration fiscale ; 3) l’amélioration de la gestion du domaine foncier national, de la qualité des services fonciers et cadastraux rendus aux clients et enfin ; 4) la simplification et la modernisation des procédures en matière de gestion des dépenses et de mobilisation des ressources budgétaires de l’Etat.

Vous conviendrez avec moi que la stabilité macroéconomique, en conjonction avec un climat favorable à l’initiative privée, est une condition sine qua non à la création de richesse. En effet, il est difficile de réussir la dynamisation des secteurs de production en faisant jouer au secteur privé son rôle moteur, si nous n’œuvrons pas à mettre en place un cadre favorable à la création et au développement des affaires.C’est dans cette optique que mon gouvernement renforcera la conduite des réformes, notamment celles contenues dans la matrice minimale de réforme du climat des affaires, afin d’améliorer le classement Doing Business du Burkina Faso et de favoriser l’essor du secteur privé. Pour mieux accompagner les entreprises et l’entreprenariat, je donnerai des instructions aux ministres compétents d’accélérer et de renforcer : 1) la mise en place de zones économiques spéciales ; 2) la promotion d’incubateurs d’entreprises et d’instruments d’appui aux exportations ; 3) l’appui aux entreprises en difficulté et enfin ; 4) la mise en place des instruments de financement des entreprises.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,

L’état encore embryonnaire de notre tissu économique résulte principalement de la faiblesse de l’offre des facteurs qui améliorent la compétitivité de l’économie et qui incitent donc le secteur privé à investir. C’est pourquoi, le développement des secteurs de soutien à la production, capables d’accompagner la transformation de notre économie, sera au centre de mes préoccupations. Dans le domaine de l’énergie,mon gouvernement accordera un intérêt particulier à la mise en œuvre de la Politique sectorielle en la matière pour garantir la souveraineté énergétique du pays. Un accent particulier sera mis sur : 1) le développement du mix-énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables ; 2) la réduction du déficit structurel de l’offre d’électricité et enfin ; 3) la rationalisation et la maîtrise de la demande d’électricité à travers la promotion de l’efficacité énergétique.
La mise en œuvre de cette politique sectorielle se fera à travers la conduite des principaux programmes et projets ci-après : 1) la construction de centrales solaires en y adjoignant de plus en plus le stockage ; 2) la réalisation des centrales thermiques et hydroélectriques ; 3) le développement des réseaux d’interconnexion capables d’offrir de l’énergie à moindre coût avec les pays de la sous-région et enfin ; 4) le développement du réseau intérieur de transport et de distribution pour améliorer l’accès des populations et des entreprises à l’électricité.

Mesdames et Messieurs les Députés,

L’enclavement de notre pays et l’importance du déficit en matière d’infrastructures de soutien à la production accroissent particulièrement les coûts d’exploitation des entreprises installées au Burkina Faso, limitent fortement leur compétitivité et renchérissent les coûts des produits de grande consommation. Pour faire jouer efficacement au secteur privé son rôle de créateur de richesse et d’emplois, mon gouvernement accorde une grande place au développement des infrastructures. Dans ce domaine, les principales actions porteront sur les travaux de désenclavement intérieur et extérieur.Au titre du désenclavement intérieur, nous allons poursuivre et renforcer la construction de pistes rurales pour désenclaver les zones de production et d’accélérer le bitumage de routes reliant les capitales régionales et provinciales. Il s’agira également d’améliorer les voieries urbaines dans le but de faciliter la mobilité dans nos villes.Quant au désenclavement extérieur du pays, il passera par la construction et la réhabilitation de routes internationales et de chemins de fer. A cet égard, les projets suivants seront poursuivis : 1) la construction de l’autoroute Ouagadougou–Abidjan ; 2) la réhabilitation de la voie ferrée Abidjan-Ouagadougou et son extension à Dori et à Tambao et enfin ; 3) la réalisation du chemin de fer Ouagadougou-Téma.

Par ailleurs, constatant les difficultés dans la réalisation de nombreux chantiers, j’ai donné des instructions au ministre en charge des infrastructures pour évaluer les projets en souffrance en vue de prendre des mesures urgentes et appropriées pour accélérer leur achèvement. Dans le domaine des transports terrestres, la politique de mon gouvernement consistera à fluidifier et sécuriser les routes pour faciliter l’approvisionnement du pays en biens et services de consommation et favoriser la mobilité des personnes. De même, en matière de transport aérien, mon gouvernement a engagé la mise en œuvre du Plan de relance d’Air Burkina. A cet égard, j’ai donné des instructions au Ministre en charge des transports, pour parachever rapidement la mise en place de ses organes de décision. L’Objectif est de permettre à la compagnie nationale de revenir à l’équilibre financier d’ici à 2020, et de la positionner sur une trajectoire de croissance durable.J’attacherai du prix à l’achèvement de la construction de l’aéroport de Donsin qui permettra une plus grande déserte de notre pays. Enfin, l’action de mon gouvernement en matière de développement des secteurs de soutien à la production va consister à poursuivre la mise en œuvre des projets dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Notre action visera le développement de l’offre de « large bande » pour un accès à l’Internet à haut débit sur l’ensemble du territoire national. L’ambition du gouvernement est de garantir l’accès des citoyens, des entreprises, et de l’administration à des services de communication électronique de qualité, pour leur permettre de profiter pleinement du potentiel du numérique.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Pour produire des effets significatifs sur la vie des Burkinabè, le développement des infrastructures de soutien à l’économie doit être accompagné par de véritables politiques visant à accroître la productivité dans les secteurs de production.
Dans le domaine du développement rural, l’objectif du gouvernement est d’accroître la productivité et la résilience des branches agro-sylvo-pastorale et halieutique du secteur et d’orienter leur production vers le marché. La politique sectorielle« Production agro-sylvo-pastorale 2017-2026 » et son instrument d’opérationnalisation, qui est le deuxième Programme national du secteur rural (PNSR II) 2016-2020 définissent les leviers que nous devons actionner pour obtenir des résultats significatifs.Pour ce qui est de la production agricole, il s’agit notamment de : 1) la réalisation du programme d’aménagement de 25000 ha de périmètres irrigués ; 2) la mise à la disposition des producteurs d’intrants agricoles de qualité,à prix subventionné ; 3) l’opérationnalisation des pôles de croissance agricoles ; 4) l’accélération de la mécanisation agricole ; 5) la maîtrise de l’eau par la construction et la réhabilitation de barrages ; 6) la poursuite des efforts de sécurisation foncière en milieu rural et enfin ; 7) la promotion de l’agro-industrie pour la transformation sur place de nos produits agricoles. S’agissant des filières stratégiques telles que le coton et l’anacarde, mon gouvernement examinera avec diligence toutes les difficultés qui entravent leur essor afin de prendre les mesures nécessaires à leur relance. Pour la production du coton, l’ambition de mon gouvernement est de reconquérir notre place de leader en Afrique.Quant à la production pastorale et halieutique, l’action de mon gouvernement consistera à : 1) renforcer la couverture des besoins en soins vétérinaires ; 2) poursuivre l’amélioration génétique des animaux ; 3) renforcer la couverture des besoins alimentaires du bétail, notamment par l’utilisation des sous-produits agro-industriels ; 4) moderniser les filières de production animale par la création d’unités modernes de transformation du bétail en viande et enfin ; 5.renforcer la pisciculture en vue de porter la production du poisson à au moins 30000 tonnes par an.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Pour amorcer la transformation structurelle de notre économie, il nous faut accorder une importance particulière au développement de l’industrie et de l’artisanat. A cet effet, il s’agira de développer une industrie manufacturière conséquente basée sur la transformation des produits locaux. Pour ce faire, mon gouvernement s’attèlera à la mise en œuvre des actions suivantes :1) assainir le marché intérieur à travers des mesures fermes de lutte contre la fraude, la contrefaçon et la concurrence déloyale ; 2) renforcerla compétitivité des unités industrielles existantes à travers notamment leur restructuration et leur mise à niveau ; 3) améliorer le cadre juridique, institutionnel et organisationnel d’appui à l’industrie ; 4) développer les infrastructures industrielles ; 5) appuyer l’élaboration et le développement des projets industriels et enfin ; 6) améliorer l’offre de financement du secteur. Concernant l’industrie minière, c’est le lieu pour moi de rassurer les investisseurs de la disponibilité de mon gouvernement à préserver leurs efforts d’investissement en leur garantissant un environnement économique et social plus sécurisé. Dans la même lancée, nous valoriserons l’expertise nationale à travers la promotion de la petite mine et le développement des activités connexes dans le but d’améliorer les impacts positifs de ce secteur sur le bien-être de nos populations. L’opérationnalisation prochaine du Fonds minier de développement local viendra renforcer les retombées socio-économiques de ce secteur. Pour ce qui concerne l’artisanat,la vision de mon gouvernement est de développer un secteur artisanal compétitif, à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents. De façon opérationnelle, il s’agira de renforcer les capacités techniques et organisationnelles des artisans et de faciliter leur accès aux marchés et à la commande publique.

- Télécharger ici l’intégralité de la Déclaration de politique générale



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